cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans intro

DOSSIER : LES 30 ANS DE LA NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM ET LES 33 ANS DE LA FAMICOM (1983 – 2003)

Impossible de faire l’impasse sur la NES cette année, la célèbre boite grise vient de fêter ses 30 années d’existence (ça nous fait prendre conscience que le temps file à toute allure et notre état physique aussi 😉 ) mais surtout NINTENDO aura profité de l’occasion pour fêter dignement cet évènement en nous livrant la MINI NES, dont nous avons pu constater le succès invraisemblable. Pour faire suite au concours MINI NES de décembre qui a fait exploser notre page Facebook, on vous remerciera jamais assez pour ça :) CASH&CO. vous sert sur un plateau un « petit » dossier synthétisant la chronologie incroyable de la FAMICOM / NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM et de ses évènement marquants. Bonne lecture à toutes et à tous.

« IMPOSSIBRU ! »

cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans impossibru v2Le président de Nintendo Hiroshi Yamauchi (à gauche) présentant le cahier des charges pour la conception de la Famicom au chef de projet Masayuki Uémura (à droite) … Le projet « FAMILY COMPUTER » c’est tout d’abord un petit projet élaboré dans le courant de l’année 1981. A cette époque le projet n’a même pas encore officiellement de nom, les ingénieurs et employés en charge de son développement la surnomment « YOUNG COMPUTER » ou encore « GAMECOM ». Le cahier des charges liste alors des objectifs improbables : créer une console performante, peu chère et permettant d’interchanger des cartouches de jeux. Ce projet c’est le président Hiroshi Yamauchi qui l’a échafaudé et les directives folles données à l’ingénieur et chef de projet Masayuki Uémura sont les suivantes : « Je veux une console dont les performances seront telles que la concurrence ne pourra pas l’égaler, ni la copier, ni la dépasser pendant au moins 1 année. De plus, elle devra coûter moins de 10.000 Yens ! » (soit 100 euros) Le projet semble alors irréalisable pour Masayuki Uémura. Comment produire une machine à la pointe de la technologie pour un prix aussi bas ? Mais Yamauchi ne souhaite pas revenir sur ses objectifs et est fermement décidé à engager son entreprise dans une stratégie de vente agressive. Il a des solutions aux problèmes que lui expose son chef de projet.
Pour produire à moindre coût, Yamauchi décide en premier lieu de procéder à des commandes massives de composants électroniques, et en réduire le coût unitaire. Il contacte alors de nombreuses sociétés et propose l’achat de 3 millions de semi-conducteurs 8-bits pour une bouchée de pain (il propose 2.000 yens par composant soit environ 16 euros l’unité). Pris pour un fou, le président de NINTENDO essuie bien sur de nombreux refus catégoriques, les semi-conducteurs 8-bits qu’il souhaite acquérir étant vendus plus du double et les machines de jeux vidéo de l’époque étant vendues en moyenne entre 20.000 et 30.000 Yens (200 à 300 Euros).
Mais parmi le flot de réponses négatives, une seule société semble vouloir relever le pari de Yamauchi : Ricoh.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans ricoh Ricoh est à cette époque une petite entreprise montante et elle a très bonne mémoire. En effet, elle s’est rappelée que 4 ans auparavant NINTENDO avait fait ses preuves avec ses « TV COLOR GAME 6 » et « TV COLOR GAME 15 » vendus à plus d’1 millions d’unités et mais surtout la série des « GAME&WATCH » petits jeux électroniques de poche écoulés à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde. Ricoh accepte alors de céder ses semi-conducteurs à des prix cassés et le contrat fut signé. La fabrication des composants pour la future FAMICOM pouvait alors commencer. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans tv game 6 15 cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans tv game and watch Mais malgré le coup de poker réussi auprès de Ricoh, la limite des 10.000 Yens imposée par Yamauchi reste difficile à tenir. Les ingénieurs durent se surpasser pour économiser le moindre Yen lors du développement de la machine et sont contraints de supprimer tout ce qui n’avait pas de rapport direct avec la notion de jeu. Ainsi, le clavier à la mode dans les années 80 ( faisant également échos aux ordis micros domestiques et aux consoles ATARI) fut tout simplement supprimé au profit de 2 manettes. Ces mêmes manettes furent fixées directement à l’arrière de la console par le biais de câbles très courts et seront indécrochables afin de limiter une fois encore le coût de fabrication. Les joysticks, trop chers et surtout peu fiables furent aussitôt remplacés par le fameux D-pad (croix multi-directionnelle) création de Gunpeï Yokoï dont tous les GAME&WATCH sont équipés. Enfin le design général et définitif de la FAMICOM n’est pas très réussi. La fine épaisseur de la coque en plastique et le choix des couleurs de la console furent imposés encore par soucis d’économie. Si dans la version officielle le plastique rouge s’est avéré être le moins cher parmi tous les autres, Masayuki Uémura révélera par la suite que la couleur de la FAMICOM était une référence à la couleur de l’écharpe que portait le président Hiroshi Yamauchi à l’époque (crème et framboise).
Tous ses sacrifices aussi bien techniques que cosmétiques auront donc permis à NINTENDO de proposer une machine aux capacités impressionnantes pour un prix défiant toute concurrence : 14.800 Yens ( env. 150 Euros). Un peu plus chère qu’initialement prévue mais elle reste tout de même très bon marché pour l’époque.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans famicom interieur Conscient que sa machine serait scrutée sous toutes les coutures par ses concurrents, Yamauchi reste cependant confiant en l’avenir. En effet, le temps que la concurrence tente de copier la FAMICOM ou proposer un projet bien meilleur, plus d’une année de développement serait nécessaire. La FAMICOM aura d’ici là largement le temps de s’imposer et aura raflé l’ensemble des parts de marché.
cash-and-co-retrogaming-nintendo-entertainement-system-nes-30ans-trivia-manettes-famicom

Un détail technique discret mais au combien agaçant équipait la première génération de FAMICOM et qui la rendent à présent très recherchée de tous les collectionneurs de la firme de Kyoto.

Il s’agit des touches d’actions (B et A ) de la manette qui on la particularité d’être … carrées, tandis que sur la seconde génération ils seront ronds. En effet, quelques mois après la commercialisation de ce modèle, le service après vente de NINTENDO vint annoncer aux designers que ces fameux boutons faisaient l’objet de nombreuses réclamations. Conséquence d’une pression trop forte, les coins de ceux-ci venaient à rester bloqués dans le plastique de la manette! Et donc pour remédier à ce problème fâcheux, il fut décidé de remplacer ces boutons carrés par des boutons ronds.

Il arrive très rarement qu’une de ces versions atterrissent sur des sites de ventes aux enchères, et les prix peuvent atteindre 10 à 15 fois le prix de la côte d’une FAMICOM à boutons ronds.

NINTENDO GOT A MASTER PLAN

CQFD – C’est la stratégie de vente révolutionnaire que Yamauchi a élaboré qui feront le succès de la FAMICOM. Mais cette stratégie a un revers de taille : chaque machine vendue à un prix tel qu’elle ne rapporte absolument rien à la firme. Le doute s’installe alors auprès des actionnaires. Yamauchi dévoile les derniers détails de sa stratégie. Faisant le parallèle avec des machines concurrentes tels qu’ATARI, TOMY ou encore BANDAI, il explique que ces sociétés ont toutes essayé de faire du bénéfice sur leur consoles déjà très onéreuses. En revanche, Yamauchi juge qu’il n’est pas nécessaire de faire du bénéfice avec les consoles vendues car il a réussi a créer une machine intégrant des composants perfectionnés à des prix dérisoires, c’est avec les jeux vendus qu’il souhaite que NINTENDO s’enrichisse.
La prise de risque en concevant la FAMICOM associée à cette stratégie de vente est terrifiante. Rien ne garantissait qu’une fois produite la FAMICOM puisse se vendre. Le président a ainsi littéralement joué avec la pérennité de son entreprise en misant l’intégralité de l’argent récolté grâce au succès des GAME&WATCH dans le développement et la création de la console.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans famicom family computer Le 15 juillet 1985, la FAMICOM est lancée, accompagnée de 3 titres issus directement des jeux d’arcade à succès de NINTENDO : DONKEY KONG, DONKEY KONG Jr et POPEYE. Car en effet, NINTENDO compte bien jouer la carte de l’arcade pour vendre sa machine. A l’époque parents et professeurs défendent en vain leurs enfants de se rendre dans les obscures salles d’arcade, jugées malsaines et dangereuses. La FAMICOM arrive tel un messie, le fait de pouvoir jouer aux titres arcade chez soi séduit les enfants et rassure les parents qui pensent avoir trouvé la solution miracle pour les éloigner de ces salles malfamées.
Quelques semaines après le lancement de LA FAMICOM, les japonais commencent à acheter massivement la console avec le titre DONKEY KONG. La version FAMICOM du jeu étant quasi-identique à la version arcade a beaucoup profité au lancement réussi de la machine. Enfin, seulement 3 mois après le lancement de la FAMICOM et sa sortie fulgurante, voici que déboule MARIO BROS.
Le rouleau compresseur est lancé !
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans money yen hiroshi yamauchi

QUI VEUT SA PART DU GATEAU ?!

Qui dit succès, dit forcément s’attirer la jalousie ou/et la convoitise. Ainsi quelques semaines après le lancement de la FAMICOM sur le territoire Japonais et témoins du cash engrangé par NINTENDO de nombreuses sociétés tenteront alors de contacter le président Yamauchi pour pouvoir à leur tour développer des jeux sur la FAMICOM.
La réponse ne se fera pas attendre longtemps, ça sera un NON catégorique. Pour Yamauchi, les jeux FAMICOM doivent rapporter beaucoup d’argent et cet argent doit avant tout profiter à NINTENDO.
De plus l’épisode de l’ATARI CRASH occupe toujours les pensées du président, et avait démontré que l’afflux non contrôlé d’éditeurs tiers sur une machine pourrait causer beaucoup de dégâts à la réputation d’une entreprise telle qu’ATARI. Attiré par l’odeur du fric, de nombreuses sociétés se sont précipitées pour programmer des jeux à la chaîne sur les consoles d’ATARI sans se soucier aucunement de la qualité et l’intérêt vidéoludique de ceux-ci, le tout vendus au prix fort. Le chaos finira par régner sur ce média et causera la perte d’ATARI (près de 1500 jeux seront édités/expédiés en 4 ans), les joueurs lassés d’être pris pour des pigeons et des idiots se désintéresseront des jeux videos et la presse américaine ira jusqu’à déclarer en 1983 la fin du jeu vidéo domestique.
Ainsi on peut aisément comprendre l’attitude réfractaire de Yamauchi adoptée envers les sollicitations des sociétés et éditeurs tiers. Mais les demandes se font de plus en plus insistantes et les joueurs réclamaient toujours plus de jeux, NINTENDO se retrouve incapable de répondre à cette demande (à savoir programmer plus de 2 nouveaux jeux de qualité par mois). Cruel dilemme pour Yamauchi : « Trop de mauvaise cartouches tuent le jeu mais une pénurie de titres tue également le jeu ! »
Bien décidé à contenter les joueurs avant tout, le président opte finalement pour un compromis mûrement réfléchi et invente un système impitoyable de « licenses » tout à fait insolite dans le secteur du jeu vidéo.
cash-and-co-retrogaming-nintendo-entertainement-system-nes-30ans-atari-et-desert-legende-2Le chute soudaine d’Atari a joué un grand rôle dans les stratégies de conquête de Nintendo …

PAYE D’ABORDS TA LICENCE COCO ! NINTENDO – SEAL OF QUALITY.

Donc si un éditeur tiers souhaitait pouvoir programmer et s’en foutre plein les fouilles, il fallait d’abord que celui-ci se soumette à des conditions drastiques et des contrôles impitoyables !
Mais attention, Mr Yamauchi n’a jamais mis le couteau sous la gorge de qui que ce soit, ni à forcer quelque éditeurs que ce soit à travailler sur sa FAMICOM. Il s’agit du célèbre mais controversé NINTENDO – SEAL OF QUALITY
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans seal of quality Du point de vue de NINTENDO, il s’agissait simplement d’un procédé mûrement élaboré pouvant garantir à lui seul la qualité de ses jeux et permettait à la firme de ne perdre ni son argent, ni ses clients, ni son image de marque irréprochable. Les 6 premiers éditeurs à bénéficier de la précieuse licence seront HUDSON, NAMCO, TAITO, KONAMI, BANDAI et CAPCOM dont la réputation dans le domaine de l’arcade n’est plus à démontrer et ont grandement joué dans l’obtention du sceau. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans seal of quality editeurs Et bien entendu le résultat des ventes de jeux de ces éditeurs sur la FAMICOM furent pour tous au delà de toutes les estimations. Quelques chiffres : HUDSON habitué à des ventes de softs avoisinant les 15.000 unités fut impressionné de vendre plus d’un million de son titre phare de 1984 « LODE RUNNER« , idem pour NAMCO qui explosa les chiffres de vente de son jeu d’arcade XEVIOUS atteignant le chiffre incroyable de 1,4 million d’unités vendues. Les demandes d’éditeurs voulant faire parti du navire de guerre NINTENDO commence alors à affluer de toute part sous le regard impressionné d’ Hiroshi Yamauchi qui estime à juste raison qu’il pouvait se permettre d’être bien plus exigeant vis à vis des nouveaux venus. Ainsi de nouvelles conditions sont établies, dont notamment un contrôle du contenu des jeux encore plus drastique, s’ajoute aussi un contrôle entier de la fabrication des cartouches. Plus dingue encore, les éditeurs devaient alors passer des commandes de 10.000 copies minimum et devaient payer cash au moment de la commande, tout en n’étant autorisé qu’à publier 3 titres par an. Pour être clair, NINTENDO réclamait alors en moyenne la somme de 1.500 à 2.000 Yens par jeu (soit entre 15 et 20 Euros), aucun risque n’était pris et NINTENDO était sur de se mettre dans la poche au minimum 15 millions de Yens (135.000 Euros) par commande que le jeu soit un succès planétaire ou un flop retentissant. Allez encore un petit exemple pour la forme : un jeu tiers se vendant à 1 million d’exemplaires rapporte donc à ce bon vieux renard de Yamauchi plus de 14 millions d’Euros. Gloups.
Voilà vous venez de comprendre comment NINTENDO a constitué à son trésor de guerre ! Sacrée stratégie n’est-il pas ?
Hiroshi Yamauchi voyait dans ses conditions le moyen ultime d’éviter la saturation des softs sur le marché et l’abondance de mauvais titres. En ne proposant aux éditeurs de ne publier que 3 titres par année, il s’assurait ainsi que chacun d’entre eux prenait le temps de peaufiner tous les aspects de son jeu et le rendre attractif un maximum.
En définitif, ça sera pas moins de 1251 jeux qui paraîtront uniquement sur le territoire Japonais sur un parc installé de plus 19,35 millions de FAMICOM, faisant par la même occasion de NINTENDO l’une des sociétés les plus riches du monde à l’aube des années 90.
Malgré les conditions dictatoriales imposées par NINTENDO, les éditeurs étaient très loin de se plaindre : la console étant une source de richesse inépuisable.

NINTENDO ROI DE LA FENTE – FAMICOM DISK SYSTEM

cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans logo family computer disk system La Famicom a accueilli une ribambelle de périphériques à l’utilisation parfois douteuse (vous avez déjà vu la gueule d’un modèle de manette médicale ? La prochaine fois que vous passez au magasin, demandez à Jovi 😉 ). Mais il est impossible de faire l’impasse sur le FAMICOM DISK SYSTEM, véritable révolution à l’époque.
Sorti le 21 février 1986, ce périphérique qui n’a malheureusement pas dépassé les frontières nipponnes, a modifié considérablement les habitudes des joueurs japonais.
Entièrement compatible avec la FAMICOM et la FAMICOM AV, le DISK SYSTEM était une sorte de gros boîtier rouge sur lequel se posait la console, reliés l’un à l’autre par le biais du port cartouche. C’est parti, le pouvoir des « DISKs » est à présent entre vos mains. Pour NINTENDO ça sera une pierre supplémentaire à son édifice totalitaire du JV …
Quels sont avantages d’un tel support, me direz-vous? Là ou une simple cartouche NINTENDO pouvait stocker laborieusement 64ko de données (la ROM donc), le DISK SYSTEM, lui, en loge le double soit 128ko (la folie) grâce à ses deux faces.
Et de surcroît les pistes audio s’en retrouvent grandement améliorées grâce à une aide sonore intégrée à la disquette. A vous les musiques de qualités FM, adieu les sons MIDI stridents dégueulasses (bon après ça reste une console 8 bits tout de même – on est loin de la qualité CD). Ainsi des jeux tels que METROID, CASTLEVANIA ou même THE LEGEND OF ZELDA ont vu une nette amélioration de la qualité de leurs thèmes musicaux et effets sonores par rapport à leurs itérations occidentales.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans famicom disk system Ces DISKs utilisés pour jouer à des jeux donc, permettaient pour la première fois, dans l’histoire des consoles, de sauvegarder une partie sans avoir recours à l’utilisation des ces mots de passes laborieux et interminables ( la pile de sauvegarde sur cartouche ne sera mise en place que plus tard). Et quel titre fut le premier à bénéficier des avantages du support FAMICOM DISK SYSTEM ? THE LEGEND OF ZELDA bien entendu !
A lui tout seul, ce titre à su souligner l’excellence du support auprès des plus sceptiques : un univers riche et immense à explorer, moult items à dénicher, des PNJ, des thèmes musicaux fabuleux. THE LEGEND OF ZELDA restera un des softs ayant utilisé de fort belle manière la puissance et les ressources du FAMICOM DISK SYSTEM.
Autre point sur lequel le FAMICOM DISK SYSTEM a de nouveau révolutionner le petit monde du JV : son système de téléchargement ! En 1986, NINTENDO pouvait se targuer d’avoir proposé par l’intermédiaire de la FAMICOM, la première console à proposer des jeux téléchargeables grâce à ses disquettes effaçables et ré-inscriptibles. Enfin pour parfaire son offre, NINTENDO a fixer le prix de ses DISKs à 2500 Yens (env. 20€) soit la moitié du prix d’un jeu sur cartouche! Et ce n’est pas tout, ces vieux renards ont pris le soin de disséminer dans tout le Japon des milliers de bornes de téléchargement : les DISK WRITER. Grâce à ces bornes les joueurs japonais pouvait ainsi télécharger les derniers titres du catalogue FAMICOM pour … 500 Yens (env. 4€), là où nous, pauvres européens, on devait larguer 390 balles pour pouvoir pénétrer l’univers magique de ZELDA. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30ans famicom disk writer
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans famicom disk writer
Phénomène sans précédent, l’apparition de files d’attentes devant les DISK WRITER ne se fit point attendre, selon la taille des softs, il était possible d’inscrire un jeu sur chaque face d’un DISKs. Imaginez la situation, vous installez un soft pour 4€ sur une face de la disquette, le jeu ne vous satisfait pas? Hop retour à la borne, effacement des données et pour 4€ vous avez un nouveau titre, fini les retours fastidieux de cartouches en magasin. NINTENDO a su créer le système de consommation videoludique par excellence, conscient que ce FAMICOM DISK SYSTEM lui donnerait un avantage décisif sur la concurrence ( quel autre grand nom du JV pouvait proposer ses titres pour 4€ ? Personne).Mais toutes les bonnes choses ont une fin… Même si le FAMICOM DISK SYSTEM fut un succès sans précédent auprès du consommateur, le son de cloche est différent auprès des revendeurs qui ne tardèrent pas à montrer les crocs. La fin précitée du support s’amorça…
Le clou s’enfonça avec l’arrivée de nombreux hackers, qui sont parvenus à mettre au point leur propre DISK WRITER et les copies de jeux sur les célèbres DISKS noirs commencèrent à circuler dans des quartiers comme Akihabara vers 1988, ce qui inquiéta fortement les éditeurs ( pour la plupart ils s’agissaient de leur première expérience avec la copie illégale). Puis la mémoire de stockage des DISKs est devenue très vite obsolète, la technologie dans le domaine évoluant très vite et les jeux devenant toujours plus ambitieux (comprendre : plus lourd en mémoire). Les temps de chargements devenaient interminables …
Les derniers coups de pelle seront l’arrivée et la démocratisation de la pile de sauvegarde intégrant à présent les traditionnelles cartouches mettant un terme aux « loading », et le soulèvement des éditeurs faces aux rendements économiques misérables de ce système de distributions … En effet à 500 Yens le jeu téléchargé, cette somme ne suffisait souvent pas à rembourser les frais engagés dans l’acquisition du fameux « Seal Of Quality » en sus du développement du jeu. Les éditeurs en vinrent à snober le FAMICOM DISK SYSTEM au grand dam des joueurs, NINTENDO tentera seul de soutenir le support, sans succès (une situation bien connu de l’éditeur qui perdure encore aujourd’hui, avec l’échec de la Wii U par exemple). On recense 198 jeux sur ce support, plus quelques rééditions exceptionnelles de titres cartouches à la demande des fans. Des jeux légendaires y firent leur apparitions tel que LEGEND OF ZELDA, METROID, KID ICARUS, CASTLEVANIA
Pendant la première année d’exploitation du support, il s’en vendit 2,24 millions au travers tout le Japon et 4,5 million lorsque sonna le glas de la FAMICOM.
Et comme NINTENDO a bien fait les choses, le FAMICOM DISK SYSTEM est également compatible avec la NEW FAMICOM.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30ans famicom disk system couleurs Les différents modèles de « DISK SYSTEM » – La jaune : Il s’agit du modèle standard. Utilisé pour sauvegarder ses parties en cours et effacer ses jeux pour les remplacer par d’autres via les bornes DISK WRITER. – La bleue : Disquettes utilisées dans le cadre de concours nationaux via le DISK FAX. Les disquettes bleues contrairement aux jaunes traditionnelles permettait de transférer des informations (temps, score…) par l’intermédiaire du Disk Fax. Des titres tel que 3D HOT RALLY furent donc édités sous cet aspect. Une fois le concours terminé, le joueur pouvait utiliser la disquette bleue de la même manière qu’une jaune, effacer son contenu et telécharger un nouveau soft via le DISK WRITER, puis sauvegarder ses parties. – La Gold Disk : Très prisée des collectionneurs ces disquettes valent une véritable fortune et était décernées telles des trophées aux lauréats des concours Nintendo. On pouvait y trouver inscrit des versions de jeux légèrement modifiées ou identiques mais numérotées tel que le classique NINTENDO GOLF. Très rares ( Env. 8000 exemplaires dans la nature) ces disquettes était rangées avec leurs manuels d’instructions dans des boîtes à l’effigie de la mascotte du FAMICOM DISK SYSTEM. – La blanche : Quasiment impossible à dénicher, il s’agit en réalité d’une disquette utilisée lors du développement d’un jeu. Le veinard ayant en sa possession l’un de ses modèles peut ainsi découvrir des versions de jeux buggés et non-finalisés. – Les noires : Les disquettes utilisées par les pirates. Distribuées via le réseau underground de l’époque, y était inscrit bien sur des copies non officiels de jeux mais aussi moult titres à caractère pornographiques et forcément non-autorisés à la parution. Difficile à se procurer de nos jours.

NEW FAMICOM OU L’ART DU RECYCLAGE MADE IN NINTENDO

Pour fêter les 10 ans et constatant le culte établie autour de sa console 8bits, NINTENDO, en bon seigneur, décida en 1993 de remodeler sa FAMICOM et de la moderniser.

Entendons-nous bien, pas question de toucher aux capacités techniques de la machine, la NEW FAMICOM se dote d’une prise AV (d’où son appellation secondaire FAMICOM AV) à la place de l’archaïque prise d’antenne murale. Les manettes sont enfin détachables et le revêtement plastique de la console est plus rigide.

Ce modèle fut également commercialisé aux States mais nous, Européeens, ont pu se la mettre derrière l’oreille, comme d’habitude.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans new famicom 1993

NINTENDO ADVANCED VIDEO SYSTEM OU AVS – PROTOTYPE DE LA NES

En 1984, NINTENDO entre dans une phase de réflexion quand à adapter/exporter sa FAMICOM hors du territoire Japonais et c’est naturellement les marché US (surtout) et Européens qui sont dans le collimateur d’Hiroshi Yamauchi.

Il faut d’abord se rendre à l’évidence, le marché du jeux video domestique aux Etats Unis est tellement plombé par l’impact de l’ATARI CRASH que cela relève presque de la mission impossible. Comment ne pas finir à son tour enterré six pied sous terre dans le désert, comme il se murmure un peu partout ?
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans prototype avs vcr
C’est NINTENDO OF AMERICA qui trouvera la solution à cet épineux problème et éditera un cahier des charges très complexe à destination des ingénieurs de Kyoto. Celui-ci comporte, entre autres, le désir de se détacher du secteur du jouets (manœuvre complètement opposée à la stratégie de la firme de Kyoto avec sa FAMICOM à la coque plastique cheap rouge vif), parvenir à éditer des jeux à la qualité irréprochable arborant un label d’excellence et enfin contrer le piratage coûte que coûte.

Ce projet console commandé par NINTENDO OF AMERICA a pour appellation « NINTENDO ADVANCED VIDEO SYSTEM » abandonnant aussi par la même occasion le terme « FAMILY » cher au concept initial de la FAMICOM. Ainsi la future machine embarquera la technologie de la FAMICOM à quelques composants près, le design est totalement repensé, cubique et teinté de nuances de gris, rappellant alors le design du matériel Hi-Fi High Tech de l’époque, tel que le magnétoscope.
Par ailleurs la machine doit impérativement se doter de périphériques qui démontre sa puissance technologique afin de s’écarter une bonne fois pour toute du secteur du jouet.
La FAMICOM se voulant déjà en avance à sa sortie, Le « NINTENDO ADVANCED VIDEO SYSTEM » se pense comme un nouveau bond dans l’avenir : tous les périphériques sont dépourvus de câbles est fonctionne par signaux infra-rouges, qu’il s’agisse des manettes, du lecteur cassette, du clavier et du pistolet. D’importants moyens sont développés afin de contrecarrer les tentatives de piratage, ainsi la console ne fonctionne que via un accouplement de puces Hard/Soft enclenchant la compatibilité et l’usage de la machine.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans avs prototype Alors que toutes les éléments sont réunis pour garantir le succès du prototype lors de sa présentation au CES (Consumer Electronics Show) de 1984 à Las Vegas, le château de cartes s’écroule. L’effondrement du secteur du JV domestique est encore trop frais dans les consciences des pro du secteur et tous déclinent les propositions de commercialisation sur le sol Américain. Il faut dire aussi que le design du « NINTENDO ADVANCED VIDEO SYSTEM », très inspirée du ZX Spectrum n’a pas du jouer en sa faveur, et le rapprochement avec les ordinateurs personnels ont du lui être préjudiciables (rappelez-vous ATARI propose également des claviers avec ses consoles).
C’est ainsi que l’AVS, machine pleine de promesses, disparaît alors prématurément de la circulation. Maudit sois-tu ATARI !
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans avs pub americaine On vous fait grincer des dents? NINTENDO OF AMERICA avait jusqu’à envisagé tous les détails relatifs à la commercialisation de l’AVS.
L’offre intégrait une sorte de FAMICOM modifiée, faisant office d’unité centrale (Video Game Subsystem), d’un lecteur ambivalent de cassettes et de cartouches (Tape Storage Subsystem), pour charger les programmes et lire les jeux, de deux manettes infrarouges, se rechargeant en les branchant à la console (Infrared Controllers), d’un clavier alphanumérique (Keyboard), d’un joystick et d’une version améliorée et pliable du pistolet optique NINTENDO ZAPPER.
Un bundle regroupant l’ASV + R.O.B (Robotic Operating Buddy) était également prévu. L’idée de cette offre sera conservée et transformée en DELUXE SET lors de la distribution de la future NES au US et en Europe.

NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM (NES) – THE EMPIRE STRIKES BACK

Vous pensiez que le désintérêt autour de l’AVS lors du CES de 1984 aurait eu raison de NINTENDO ? C’est bien mal connaître la détermination et les rêves de conquêtes de son charismatique leader Hiroshi Yamauchi. Et c’est justement en voulant prendre de la distance avec tous les fabricants d’ordinateurs des années 80 que NINTENDO aura la bonne idée de persévérer sur la voie de la console sans clavier et proposer une machine à jouer plus accessible au grand public que n’importe quel ordinateur réputé compliqué. Cela implique donc de bouleverser le message marketing du futur projet, rendre la machine plus attrayante dans l’esprit des productions typiquement NINTENDO tout comme la FAMICOM. Le nouveau concept en reprendra alors tout le concept initial, l’abandon pur et simple des joysticks et du clavier au profit des gamepads alors redessinés (arborant ses célèbres et inconfortables angles saillants) pour l’occasion toujours affublés des fameux D-Pad inventé par Gunpeï Yokoï , ses deux boutons d’actions ainsi que les touches select et start. De l’AVS, la future console conservera le design angulaire futuriste et les couleurs grise et noire. Il ne s’agira donc plus d’une console / ordinateur dont l’innovation était le leitmotiv, mais bien d’un système totalement dédié au jeu baptisé : NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM. La nouvelle console sera accompagnée lors de son lancement du pistolet optique, le NINTENDO ZAPPER et de R.O.B, deux accessoires rescapés du projet AVS, et les cartouches de jeux seront renommées GAME PAK. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans deluxe set NINTENDO cherche par tous les moyens à dissocier sa NES de l’image de loser de la concurrence, héritage du fameux ATARI CRASH. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans pubs americaines La NES est fin prête pour la commercialisation américaine mais suscite alors des réactions peu enthousiastes lors de sa présentation au CES (Consumer Electronics Show) de 1985. Inflexible, entêté et confiant en sa console le président Yamauchi ordonne sur le champ des phases de test marketing et il choisit New York pour recueillir les avis du public. C’est l’enseigne Toys’R’Us qui est choisi en octobre pour exposer la NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM, invitant les clients et passants à venir s’essayer à la bête. Et c’est le succès immédiat, dans les semaines qui suivent la console s’écoulera à 50.000 unités, l’opération marketing est réussie. D’autres villes stratégiques des Etats-Unis tel que L.A ou Chicago seront ainsi exposées à des phases de tests couronnées, elles aussi, de succès et une campagne publicitaire d’envergure est alors déployée sur les ondes télévisées et la presse début 86. On comptabilise à la fin de cette année seule un million de NES écoulées, puis 2 millions en 1987 et enfin 5 millions à la fin de l’année 88.
La NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM arrive tardivement sur le vieux continent. Au tout début de l’année 1987, Ron Judy représentant de NINTENDO OF AMERICA confie d’un cheveu la distribution à ASD après des négociations serrées avec Bandai France. Cette collaboration sera un échec retentissant, la faute à une gestion et une opération marketing maladroite. LA NES se retrouve ainsi pour la première fois au coude à coude avec la MASTER SYSTEM de SEGA, deux consoles, deux choix équivalents auprès de la clientèle européenne. La MASTER SYSTEM sera un temps la console majoritairement sélectionnée et permettra à SEGA de rafler d’importantes parts de marché. Ironie du sort pour la NES/FAMICOM, qui est alors la console star incontestée aux US et dans son pays d’origine. Sans ce schmilblick de la société de distribution ASD ( le marché lui sera alors retirée par NINTENDO OF AMERICA au profit de Bandai – voir paragraphe suivant), SEGA n’aurait peut-être pas eu la même chance de s’imposer avec sa MASTER SYSTEM, la machine de NINTENDO viendra finalement la dépasser dans les années qui suivront. Fin 1987, NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM devient un phénomène mondial et ce malgrès l’absence du FAMICOM DISK SYSTEM. Le pari d’HIROSHI YAMAUCHI est gagné grâce à sa machine il a réussi à relancer le secteur du jeux video alors à l’agonie. L’industrie entre alors dans une nouvelle ère. Là ou les anciennes consoles comme celles d’ATARI avait « habituées » les joueurs à subir des graphismes pauvres et simplistes, des rythmes de jeux répétitifs et sans intérêt, NINTENDO leur permet de vivre des expériences de jeu intenses avec des titres tel que SUPER MARIO Bros, THE LEGEND OF ZELDA ou METROID. Le joueur doit ainsi faire fasse à toutes sortes de défis qui dépasse la simple épreuve de réflexe et peuvent s’identifier aux héros qu’ils commandent. Les jeux développent également pour la première fois des trames scénaristiques. Même si aux premiers abords la NES semblent viser un public jeunes, elle arrive à contenter les joueurs les plus exigeants grâce à des titres à la difficulté évolutive et des univers adultes (Castlevania, Ninja Gaiden, Metroid …). Le succès est phénoménal et s’avère durable (grâce, par exemple, à des opérations marketing savamment orchestrées et des montagnes de produits dérivés). Cela permet NINTENDO vers la fin des années 90 de préparer son passage en douceur vers la génération des consoles 16-bits avec sa SUPER NINTENDO cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans accessoires nes

CARTOUCHES FAMICOM VS CARTOUCHES NES

Les cartouches FAMICOM sont plus petites que leurs homologues occidentales et ont l’avantage de pouvoir s’insérer dans la console par le dessus. Les cartouches NES sont quand à elles plus grosses, arborant un design « futuriste » et jouaient sur l’unicité du design. Elles ont la particularité de se charger dans un tiroir à ressort. Les deux seules cartouches NES à avoir eu le privilège de déroger à la règle sont les deux ZELDA parées de doré. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans cartouches nes Quand à elles, les cartouches FAMICOM, d’une taille comparable à une cassette audio, ont joué également l’unicité dès les premières séries avec un sticker uniforme, sobre et sans illustration (seule la couleur pouvait varier). Ce n’est qu’à partir d’octobre 1984 que NINTENDO décide de donner une plus-value à l’apparence de ces cartouches, boîtes comprises. Les visuels aux lettrages austères font ainsi place à des illustrations très colorées, des couleurs de cartouches flamboyantes. Bien évidemment, ces changements cosmétiques ont un impact sur le prix passant de 700 Yens la cartouches à 3.800 voir 4.500 Yens. Les premiers titres à bénéficier de ces changements sont DONKEY KONG et WILD GUNMAN, qui revêtissent un packaging ainsi plus aguicheurs. Anecdote intéressante, certains prétendent que c’est NAMCOT qui amorça le déclic esthétique des cartouches et donna l’idée aux autres éditeurs. C’est en effet ce dernier qui tenta d’apposer une illustration sur ses cartouches de GALAXIAN afin d’attirer les enfants. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans cartouches famicom Les cartouches de la NES ont également connu un processus d’évolution esthétique similaire. Les « Black Box » furent la première série de cartouches distribuées et accompagnant le lancement de la NES. Ces boites (et cartouches) partagent des éléments graphiques en commun : une illustration sous forme de capture d’écran ( de type Pixel Art), le nom de la console, la série à laquelle elle appartient, le « SEAL OF QUALITY », une description au dos de la boîte accompagné de 4 captures d’écrans et enfin sur la cartouche un sticker reprenant l’illustration du recto de la boite. En 1988, 3 jeux cependant échapperons à l’austérité du noir pour se parer d’un couleur argent ( Silver Box) j’ai nommé KID ICARUS, METROID et RAD RACER. Les « Black Box » auront droits à 3 rééditions sur la période d’existance de la NES signées du logo ASD puis BANDAÏ. On dénombrera à la fin de l’ère NES 29 jeux édités (dont les arcade classics de NINTENDO) sous la forme de « Black Box ». Tout comme la FAMICOM, les packaging NES se doterons par la suite d’illustration bien plus séduisantes et attractives tel que -troll mode on- MEGAMAN 1&2 -troll mode off- cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans boites nes Pour conclure le sujet, certaines cartouches FAMICOM possédaient un dernier détail esthétique d’importance. Les 6 premières firmes à avoir décrochées la « Licence NINTENDO » à savoir KONAMI, NAMCOT, TAITO, CAPCOM, HUDSON et BANDAÏ ont eu l’insigne honneur de la part de NINTENDO de signer leurs cartouches de leur logos (moulage en relief). De grands seigneurs NINTENDO je vous dit 😉

LE CAS « ASD » OU L’ART DE TOUT FAIRE FOIRER A LA FRANCAISE

Certains d’entre vous auront remarqués que certaines black box était estampillées d’un étrange logo rouge rectangulaire ASD abréviation de « Audio Sound Distribution ». Il s’agit de la société dirigée par Patrick Lavanant au milieu des années 80. Dans l’attente que NINTENDO décide d’ouvrir une antenne en France c’est ASD qui eût l’exclusivité en 1987 d’obtenir les droits de distribution de la NES et de ses softs (laissant par la même occasion Bandaï sur le carreau alors que les négociations de distributions étaient bien avancées) en France pour les fêtes de fin d’année. Le contrat entre ASD et NINTENDO Japan était assez contraignant car il imposait un renouvellement automatique des stocks ainsi qu’une ludothèque de 27 titres imposés. cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30ans black box Ce qui devait se révéler l’affaire du siècle pour ASD va malheureusement très vite tourner à la déconfiture. Officiellement il y aurait deux facteurs qui seraient à l’origine de la perte de la license NINTENDO. Premièrement ASD a du essuyer un retard de livraison de la première commande en provenance de NINTENDO Japan entraînant un bouleversement sur le planning marketing du lancement de la NES en France, engrangeant des pertes financières assez conséquentes. De plus le line-up accompagnant la sortie de la NES ( les Black Box donc ) est des plus décevant. Hormis Super Mario Bros, nous français, nous aurons « le privilège » de jouer à la première génération de titres FAMICOM éventée et parues 4 ans plutôt au Japon (pour info eux se gaussent en 1987 sur des titres tel que CASTLEVANIA 2 – Simon’s Quest ZELDA 2 et DRAGON QUEST 2, MEGAMAN ou FINAL FANTASY)
Puis vint la crise boursière de la WORMS BANK partenaire d’ASD la même année, qui contraindra cette dernière à ne pas stopper le partenariat. Le manque de liquidité annoncé, conjugué aux réapprovisionnements contractuels de la part de NINTENDO Japan vont avoir raison de la société ASD. Patrick Lavanant est alors contraint de frapper à la porte de Bandaï à la fin de l’année 87 pour éviter la liquidation. Ces derniers après avoir lavés leur honneur vis à vis de l’affront un peu plus haut, rachèteront les droits de distribution de NINTENDO et feront de Patrick Lavanant le nouveau directeur de la section jeux vidéo, permettant de distribuer en toute quiétude la célèbre boite grise sur le sol français.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans asd bandai cartouche difference Voici la liste des produits NINTENDO distribués par la société ASD : Le hardware imposé par NINTENDO Japan et vendu par ASD sous deux formes : Le CONTROL DECK et le DELUXE SET incluant R.O.B. Les Softs imposés eux aussi imposés par NINTENDO Japan et vendu par ASD: Balloon Fight / Clu Clu Land / Donkey Kong / Donkey Kong Jr. / Donkey Kong 3 / Duck Hunt / Excitebike / Golf / Gumshoe / Gyromite (vendu en Big Box) / Hogan’s Alley / Ice Climber / Kung Fu / Mach Rider / Commando / Pinball / 1942 / Soccer / Popeye / Pro Wrestling / Slalom / Stack Up / Super Mario Bros / Tennis / Urban Champion / Volley Ball / Wild Gunman et enfin Wrecking Crew L’ensemble des produits NINTENDO non vendus et distribués par ASD seront reconditionnés par BANDAÏ. Si il y a des collectionneurs du risque parmi vous, sachez que 3 jeux ASD sont particulièrement recherchés. Par ordre de rareté : Ballon Fight, Popeye et Stack Up (Nullisime mais rare). A vos cartes bleues !

2003 : THE END IS NEAR – FAMICOM FEVER OU L’AVENEMENT DU RETROGAMING

En 2003, la FAMICOM jouit toujours d’une forte notoriété auprès des Japonais. Le 30 mai de la même année NINTENDO Japan se fend d’un communiqué officiel dans la presse et sur les sites internet de l’archipel : « Dû aux difficultés actuelles pour nous fournir en matériaux électronique de rechange pour nos consoles FAMICOM et FAMICOM DISK SYSTEM, nous sommes au regret de devoir suspendre définitivement nos services de réparations. En outre nous ne pourrons poursuivre la production de la NEW FAMICOM. Cet arrêt définitif de nos services est prévu pour le 30 septembre 2003. Au delà de cette date, nous ne pourrons plus réparer vos consoles, graver de nouveaux jeux sur DISK SYSTEM ou encore, proposer aux joueurs des NEW FAMICOM. Merci de votre compréhension » Si pour nous, joueurs Europeens, un communiqué similaire de NINTENDO OF EUROPE serait passé totalement inaperçu, au Japon c’est une autre histoire ! Le marché de l’occasion pour la FAMICOM est encore très actif et ce communiqué annonçant l’arrêt définitif de la production provoque une panique vidéoludique sans précédent ! Et comme vous pouvez vous en douter, en quelques jours il est impossible de trouver une seule NEW FAMICOM dans l’Archipel et les prix des consoles et des jeux d’occasion se sont mis à subitement flamber. Mais ce véritable ouragan de nostalgie provoque également le renvoi de dizaine de milliers de FAMICOM DISK SYSTEM ainsi que de FAMICOM vers les services de réparations de NINTENDO. 2003 coïncide surtout avec les 20 ans de la machine à rêves. Et pour fêter comme il se doit cette anniversaire et marquer d’une pierre blanche sa mort officielle de très nombreuses société du jouets et loisirs ont tenté de sacraliser une ultime fois ce monde vidéoludique.
Le Japon allait se retrouver submerger par une vague gigantesque de goodies, des CD, des DVD, des porte-clefs, des figurines de toutes sortes et de toutes tailles, des pin’s, des livres, etc… à la gloire de la FAMICOM pour le plus grand plaisir des joueurs japonais dont le sport favoris est la collectionnite.
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans anniversary dvd On parle alors d’une véritable folie FAMICOM dont le point d’orgue, le plus grands succès commercial de cette campagne tournée vers la nostalgie, sera les éditions GAMEBOY ADVANCE – FAMICOM MINI ( rééditions des grands hits FAMICOM sur GBA) ainsi que la GAMEBOY ADVANCE SP FAMICOM COLOR dont la côte à l’heure actuelle a explosée. Il est a noter que ces articles ont été également commercialisés chez nous à la différence de la GAMEBOY ADVANCE SP FAMICOM COLOR qui revêt alors les couleurs de sa célébrissime déclinaison européenne : la NES (et en fera donc GAMEBOY ADVANCE SP NES EDITION, toute aussi prisée et toute aussi chère). cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans game boy advance sp family computer cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans game boy advance sp family computer nes edition speciale Au dela de tout ce ramdam mercantile, le télévision et les journaux japonais ont réalisé des émissions et des dossiers très complets sur la FAMICOM relatant notamment ses conséquences sociales positives comme négatives. Tokyo organisera notamment au début de l’année 2004 une magnifique exposition commémorative baptisée Level X qui parvient à réunir l’intégralité des jeux ainsi que les accessoires officiels relatant l’histoire et l’évolution de la machine. Un sursaut inattendu du mouvement « Retrogaming » s’empare alors du japon.

QU’UNE HISTOIRE D’HERITAGE ? – LA MINI NES « IT PRINTS MONEY! »

cash-and-co-retrogaming-nintendo-entertainement-system-nes-30-ans-mini-nes-pub Alors que le projet NX est encore très flou et prévu pour un vague mars 2017, le 14 Juillet 2016, soit presque 30 ans après la sortie officielle de la NINTENDO ENTERTAINMENT SYSTEM sur le sol français, voici que NINTENDO annonce sa ré-edition sous forme miniaturisée ( la FAMICOM profitera elle aussi de la propre version « mini »).
Ce n’est un secret pour personne, NINTENDO est bien conscient du retour en force du Vintage, de l’ampleur du rétrogaming, et compte bien prendre sa part du gâteau. Ainsi la MINI NES est la première machine / émulateur officialisée par NINTENDO himself.
Bien sûr auparavant, on a eu le droit à la VIRTUAL CONSOLE (sur Wii, WiiU et 3DS) et ses émulations de jeux NES plus que douteuses tarifées à des prix scandaleux, mais la MINI NES c’est bien plus, c’est un traitement de l’émulation exceptionnel pour l’anniversaire de la machine d’origine. Et pour l’occasion, la tâche de cette émulation de luxe a été confié à un studio français répondant au nom de NERD (Nintendo European Research & Development) une nouvelle filiale de NINTENDO.
Alors qu’est ce c’est que cette MINI NES ? C’est 30 chefs d’oeuvres pionniers du genre à redécouvrir et inclus dans la console, tous sortis il y a 25 ou 30 ans, bénéficiant de 3 filtres d’affichages bien distinct : 4/3, filtre tube cathodique et enfin le perfect pixel qui offre une résolution ultra nette permettant de profiter avec une extrême précision des graphismes old-school. Ces jeux n’ont rien rien perdu de leur charme et de leur qualité. Alors oui, certains graphismes 8bits paraissent de nos jours un peu désuets mais la simplicité du gameplay, l’ingéniosité du level design ( parfois tordu, souvent vicieux ) à de quoi surprendre quand on est soumis au standards d’aujourd’hui (parfois pauvre, souvent en linéaire).
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans nes mini ecran selection jeux La Mini NES propose une interface claire et propre présentant les jaquettes d’alors avec 4 espaces de sauvegarde par jeux, c’est aussi l’occasion de redécouvrir les joies du multi local convivial (mention spéciale pour Double Dragon II) aujourd’hui de plus en plus délaissé au profit du jeu en réseau individualiste.
D’un point de vue technique la machine est à peine plus large qu’une manette NES (elle tient littéralement dans la main) ce qui est assez surprenant au premier coup d’oeil (faites le comparatif avec l’original côte à côte, vous verrez) et est alimentée par un simple cable USB branché en HDMI sur votre écran. Les 30 jeux sont emulés via un puissant processeur chinois Allwinner R16 pour smartphones (et non un Raspberry Pi comme certain l’avance). Autres détails important à souligner les jeux tournent enfin en 60 Hz (bordel, il était temps), on redécouvre ainsi le véritable rythme de jeux et sonore de certains softs à l’image de CASTLEVANIA, THE LEGEND OF ZELDA ou NINJA GAIDEN. Enfin les manettes classiques Wii sont également compatible avec la MINI NES.
Des points noirs sont cependant à relever : les câbles des manettes sont ridiculement courts (sérieux 20 cm avec les tailles d’écran d’aujourd’hui ça peut finir en strabisme divergeant, pourtant aucun partenariat avec une quelconque marque de lunettes n’est mentionné sur la boite), pour accéder à l’interface il faut forcément passer par le bouton reset en façade. Des questions de coût comme toujours, NINTENDO restera NINTENDO. Les 30 jeux imposés peuvent aussi prêter au débat, des jeux cultes tels que BATMAN, DUCK TALES, TMNT 2 : The Arcade Game pour ne citer qu’eux, sont aux abonnés absents et on ne pourra tout de même s’empêcher de penser que cette sélection de jeux NES aura été avant tout pensé pour le marché US ( à l’image de STAR TROPIC, FINAL FANTASY tout deux restés non traduits et TECMO BOWL). Mais voilà, outre ces petites imperfections la MINI NES c’est tout simplement le retour d’une expérience de jeu inoubliable, avant-gardiste, pour toute une génération de joueurs, une tentative de faire découvrir aux plus jeunes la genèse de certaines licences mythiques. Le catalogue impressionnant d’une firme au passé glorieux et qui continue aujourd’hui de régner sur le domaine du ludique du haut de ses 120 ans. A l’heure ou l’on écrit ces lignes la MINI NES, victime de son succès est toujours en rupture de stock. Impossible de mettre les mains sur la précieuse madeleine de Proust pour moins de 120€, soit le double de son prix d’achat initial !

LA FAMICOM / NES ENTERTAINMENT SYSTEM EN QUELQUES CHIFFRES

61,9 millions d’exemplaires : c’est le nombre d’exemplaires vendus de FAMICOM / NES confondues. Ce qui en fait la 10eme console la plus vendue tous constructeurs et toutes époques confondues. 40,24 millions c’est le nombre d’unités de Super Mario Bros. vendus hors rééditions selon Nintendo. Il a longtemps été considéré comme le jeu le plus vendu de l’histoire, avant d’être détrôné par Wii Sports et ses 82,79 millions d’exemplaires vendus. – La NES US/EURO recense 698 jeux cartouches et la FAMICOM 1251 comprenant les jeux cartouches et FAMICOM DISKs (dont certains jeux sont sortis sur les 2 supports simultanément). cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30ans hits

TOP 10 DES JEUX LES PLUS VENDUS SUR FAMICOM ET SUR NES ENTERTAINMENT SYSTEM

FAMICOM

1 – SUPER MARIO Bros.
Sorti en 1985 – 6.81 Millons – NINTENDO
2 – SUPER MARIO Bros. 3
Sorti en 1988 – 3.84 Millons – NINTENDO
3 – BASEBALL
Sorti en 1983 – 2.35 Millons – NINTENDO
4 – VOLLEYBALL
Sorti en 1986 – 1.98 Millons – NINTENDO
5 – TETRIS
Sorti en 1988 – 1.81 Millons – NINTENDO
6 – THE LEGEND OF ZELDA
Sorti en 1986 – 1.69 Millons – NINTENDO
7 – ZELDA II – THE ADVENTURE OF LINK
Sorti en 1987 – 1.61 Millons – NINTENDO
8 – PRO WRESTLING
Sorti en 1986 – 1.42 Millons – NINTENDO
9 – KID ICARUS
Sorti en 1986 – 1.09 Millons – NINTENDO
10 – METROID
Sorti en 1986 – 1.04 Millons – NINTENDO
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans top ventes famicom

NES ENTERTAINMENT SYSTEM

1 – SUPER MARIO Bros.
Sorti en 1987 – 40.24 Millons – NINTENDO
2 – DUCK HUNT
Sorti en 1987 – 28.31 Millons – NINTENDO
3 – SUPER MARIO Bros. 3
Sorti en 1991 – 17.28 Millons – NINTENDO
4 – SUPER MARIO Bros. 2
orti en 1989 – 7.46 Millons – NINTENDO
5 – THE LEGEND OF ZELDA
Sorti en 1987 – 6.51 Millons – NINTENDO
6 – TETRIS
Sorti en 1990 – 5.58 Millons – NINTENDO
7 – DR MARIO
Sorti en 1990 – 4.85 Millons – NINTENDO
8 – ZELDA II – THE ADVENTURE OF LINK
Sorti en 1988 – 4.38 Millons – NINTENDO
9 – TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES
Sorti en 1990 – 4.17 Millons – KONAMI
10 – EXCITEBIKE
Sorti en 1986 – 4.16 Millons – NINTENDO
cash-and-co-retrogaming-nintendo-entertainement-system-nes-30-ans-top-ventes-nes

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Processeur : RICOH 2A03 8-Bit tournant à 1.79MHz
RAM principale : 2 Ko
RAM vidéo : 2 Ko
Resolution d’écran : 256×240
Couleurs : 5 niveaux de gris ( noir et blanc ) et 48 couleurs
Tailles des sprites : 64 sprites par frame – taille 8×8 ou 8 x16 pixels
Capacité cartouches : 2Mb max
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans carte mere
Si vous êtes venu à bout de cet historique massif, ça veut dire que vous êtes aussi fou que nous de cette console !
On ne vous cache pas que la rédaction de cet article nous a tous donné une sacré bouffée de nostalgie et nous a donné envie de rebrancher notre cube gris favori afin de faire chauffer les cartouches que l’on a en stock 😉
Vous pouvez bien évidemment retrouver le catalogue riche en jeux et en accessoires de la NES sur notre boutique en ligne et dans notre boutique lilloise
cash and co retrogaming nintendo entertainement system nes 30 ans vitrine magasin selection Fouilles Archéologiques et Article rédigé par ExP:/13 pour CASH&CO. – IG @exptreize